Ma douce fleur
Ta corolle éclatée
Etale ton voluptueux habit XML:NAMESPACE PREFIX = O />
En faste et somptuosités.
Tes senteurs enivrantes
Occupent l'air qui s’en alourdit.
Je vole et frétille
M’oriente et bourdonne
Suivant ton fumet
Singulier pour moi
Ordinaire pour tout autre
Dédaigneux de ces autres fleurs
Mesquines et sans couleurs.
J’évite l’entrelacement
De leurs tiges épineuses
Et l’enchevêtrement
De leurs feuilles spongieuses
Et sans charme.
Tes effluves attisent
Mes sens oublieux
De ce champ d’arômes perfides,
Elles me guident
De leurs volutes irrésistibles
Elles déblaient ma route
Et me font un chemin certain
Sans encombres et sans carrefour.
Alors, je le dis sans détour :
« Nul doute ne m'habite:
Le lit de ton c½ur
Sera le repos de
Mon âme. »