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(Version 1)


                                                                                                 I

 

 

Nous sommes tous des enfants

effrayés par la nuit.

Notre courage et notre force ne sont que feints.

Nos résolutions, de simples signaux de fumée

Pour notre semblant d’ordre

                                        

                                        RAISON

 

A chercher en nous

Nous trouvons nos peurs et nos blessures enfantines.

Confrontés à elles,

nous ne sommes plus que de simples enfants

appelant leur mère MORTE !

 

Et nous souffrons de ce rien

que nous appelons MANQUE

                                                                                                                      POUR NE PAS VERSER DANS LA FOLIE !

On nous apprend la blanche et tissée

toile de ce Que-l’on-doit-savoir .

 

 REALITE

                                                                                                              FOLIE .

 

Nous martelons les pavés de rien

pour nous rappeler à rien.

Nous tombons dans l'espoir

de nous élever.

Nous tombons avec

le regard

braqué

sur le point de non-retour

fuyant

et flou

qui est                    (QUOI?).

 

                                        Nous tombons

avec cette sensation de chute

qui nous désaproprie de

nous-même.

 

Nous-même qui ne sommes que

des points isolés les uns des autres, parsemés, semés, et-ci et-là

 

et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et ci et là et…

 

 

 

 

II

 

 

 

Vous pouvez bien

avancer

dans vos journées.

 

Marcher sur vos soleils.

 

Vos tripes en dorures.

 

Piétiner

rieusement, votre don d'amour.

 

Vous amuser

dans les confins de la joie simulée

toujours

oblitérant

ce qui peut attenter à la fragilité de notre raison.

ET ne jamais jamais s'arrêter à nos                    DOULEURS!

 

Non.

 

A quoi bon s'y arrêter

Si on ne s'y arrête pas vraiment ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                    : " En effet… "